LES DIX COMMANDEMENTS DU CHORISTE (trouvés sur internet) :
 

1. Aux répétitions tu viendras, avec assiduité, naturellement.

2 . Bavardages tu t'autoriseras, un peu et bien discrètement.

3. Ta partition tu fixeras, et le Chef de Choeur simultanément.

4. Le public tu regarderas, en souriant gracieusement.

5. La première note tu attaqueras, avec les autres assurément.

6. Le mieux possible tu respireras, mais pas intempestivement.

7. Bémols et dièses tu n'oublieras, et les nuances évidemment.

8. Les finales tu adouciras, et te tairas au bon moment.

9. Sans hésiter tu chanteras, en toutes langues, polyglottement.

 

10. Pour la chorale tu recruteras, si tu le peux, activement.

                                                    J. Darve



                                                                                                                                                                                                               05/01/2012

LES OIES NE SONT PAS SI BETES !!!
 
Fait N° 1 : en battant des ailes, chaque oie provoque un courant ascendant pour celles qui suivent. En volant en formation en V, la volée d'oies augmente d'au moins 71% sa durée de vol par rapport à un oiseau qui vole seul.


Leçon : les personnes qui vont dans la même direction et partagent un esprit d'équipe peuvent se rendre plus rapidement et plus facilement à destination, puisqu'elles se déplacent en s'appuyant sur leur poussée mutuelle.


Fait N° 2 : quand une oie sort de la formation, elle ressent soudainement la résistance qu'il y a à voler seule. Elle revient vite dans la formation pour profiter de la force ascendante produite par l'oiseau qui la précède.


Leçon : si nous avons autant de bon sens qu'une oie, nous resterons en formation avec ceux qui vont dans la même direction que nous.


Fait N° 3 : quand l'oie de tête est fatiguée, elle fait une rotation vers l'arrière et une autre oie prend sa place.



Leçon : ça vaut la peine d'assumer les tâches difficiles à tour de rôle et de partager le leadership. Comme les oies, les gens dépendent mutuellement des compétences et aptitudes qu'ils possèdent, comme du mélange unique de dons, de talents et de ressources qui sont propres à chacun.


Fait N° 4 : les oies de derrière cacardent (klaxonnent) pour encourager celles de devant à maintenir leur vitesse.


Leçon : veillons à ce que nos propres « coups de klaxon » soient réellement encourageants. Dans les groupes où l'on s'encourage mutuellement, la productivité est toujours beaucoup plus importante. Le pouvoir que nous donnent les encouragements (s'en tenir à ses valeurs fondamentales et à ce que dit son coeur, et encourager les valeurs et la fidélité au coeur des autres), voilà la qualité de « klaxon » que nous devons viser.


Fait N° 5 : quand une oie est malade, blessée ou touchée par des balles de fusil, deux autres oies sortent de la formation et la suivent jusqu'à terre, pour l'aider et la protéger.
Elles restent avec l'oie blessée jusqu'à ce qu'elle soit capable de voler ou qu'elle meure. Ensuite, elles repartent avec une autre formation ou rejoignent leur groupe.



Leçon : si nous avons autant de bon sens qu'une oie, nous ne nous abandonnerons pas les uns les autres quand cela va mal.


                                                                                                                                                                                                                05/01/2012

      
ANTHOLOGIE DU PORTRAIT DE CHORISTE

Amis choristes, vous vous reconnaîtrez certainement à travers la redoutable caricature décrite par Jean BOUCHON né en 1955 à Lyon, personnage partagé entre la musique et la littérature et directeur de l'Académie de Musique de Nice depuis 1984.


Le sans-gène
Il a l'air de souffrir quand c'est un autre qui chante. C'est pour celà qu'il se bouche toujours une oreille. Bruyant il parle haut, interpelle le chef. Chaque chorale a son sans-gène, et elle doit faire avec...

Le paresseux
C'est un homme doux, un rêveur qui s'est fourvoyé dans une chorale et qui ne sait pas comment s'en sortir. Alors il reste. De pareils choristes ne sont pas dangereux. Ils donnent au public l'illusion du nombre.

Le touriste
On le voit de temps à autre débarquer dans la salle de répétition. On ne sait pas trop s'il fait vraiment partie de l'équipe. Il ignore quasiment tout le répertoire mais cet authentique figurant sera présent le jour du concert pour faire du play back et c'est lui qui s'inclinera le plus bas, pour saluer...

Le sportif...

En répétition, campé sur ses pieds tel un haltérophile, il bombe bien le torse pour prendre sa respiration, se met en apnées avant d'attaquer les notes et devient tout rouge avant d'expulser le moindre son. Il chante de la gorge, tout en force... Plus c'est fort, mieux c'est...

Le (rare) Ténor
Heureuse la chorale qui possède des ténors. Qu'ils soient bons ou mauvais, les ténors sont des êtres chers. Quoi qu'il en soit, devant la pénurie, baptise-t-on volontiers "ténor" un malheureux baryton qui souffre le martyr dans les aigus, mais qui ne se plaint pas, fier qu'il est d'être un objet précieux...

Celui qui s'ennuie...
Consulte souvent sa montre. Il a toujours disséminé parmi ses partitions, quelque article intéressant à reluquer, quelque revue ou à défaut quelque chose à manger... Il bouge beaucoup sur place ou s'assoupit inopinément selon le cas. La plupart du temps il pense à autre chose, il observe les murs de la salle et il souffle beaucoup. Si c'est une dame, on peut la voir consulter ses messages sur son portable ou, entre deux soupirs, se limer les ongles...

Le donneur de conseils
A force de l'écouter, on finit par faire les mêmes erreurs que lui. C'est lui qui, généralement, offre généreusement son temps en faisant perdre le leur aux autres.

Le bavard
Il a mis au point une technique lui permettant de chanter et de parler en même temps...

Le distrait

il est rarement à la bonne page... Son classeur est un fouillis indescriptible : les chants sont rangés dans n'importe quel ordre, on y trouve aussi bien la liste des commissions. Il rêve, oublie les départs et doit rattraper les autres en cours de route.

Le braillard
Il chante plus fort que tout le monde dès lors qu'il croit savoir sa partie... Il n'a qu'un seul credo : fortissimo. Il est moins grave qu'une épidémie, mais il fait beaucoup plus de bruit...

Celui qui a passé l'âge
On l'a déjà éjecté de plusieurs chorales mais il insiste. Sa voix chevrote, il manque d'air... Ayant perdu une partie de son acuité auditive, il avance au juger et improvise beaucoup.

La complexée
le plus difficile pour elle est... de chanter ! Aussi a-t-elle une toute petite voix. Elle n'attaque jamais franchement les notes,surtout dans la nuance forte ; Elle redoute les couacs... Celle-là peut chanter faux à satiété sans que cela dérange quiconque. Avec son demi-décibel elle est inaudible.

Le consciencieux

Obsédé de annotations, celui-là note tout sur ses partitions. Il souligne, surligne, multiplie les ajouts, les couleurs, fait des renvois, des commentaires. Personne ne s'y retrouverait. Pas même lui.


Celui qui a "de la voix"
Pour obtenir une sonorité harmonieuse il est nécessaire d'homogénéiser le timbre des pupitres. Les voix les plus timbrées se voient sommées de rentrer dans le rang. Alors malheur à celui qui possède un bel organe. Celui qui a de la voix sera souvent prié... de se taire.

Le sensible
Un moindre pianissimo l'émeut, il aime la musique et souvent elle le bouleverse. Il a souvent la larme à l'oeil, et au premier problème relationnel, il en perd le sommeil et fond de cinq kilos. Il souffre en silence mais la musique finit par le consoler de tous ses maux.

Le râleur
Il n'est jamais content, n'aime pas le programme, trouve que l'on apprend trop vite ou trop lentement, que le calendrier est trop chargé ou trop maigre... De toute façon la tenue de concert est ridicule et il ne supporte pas la façon de travailler du chef... Il se demande ce qu'il fait là.
Les autres se posent la même question !


Celui qui rechigne à chanter en étranger
Il veut bien chanter n'importe quoi, mais surtout pas en étranger. Il a l'oreille musicale, mais pas la mémoire des sons. Sa prononciation est laborieuse et maladroite. Il bute sur chaque mot. C'est une souffrance pour lui et pour ses voisins.

L'enseignant
Il commet parfois l'exploit de maîtriser les rudiments du solfège. De plus il est souvent ouvert aux attentes du chef. C'est un élément fort appréciable pour une chorale. Bien qu'ayant appris, à l'IUFM, à placer efficacement son larynx afin d'éviter l'extinction, lorsqu'il chante, l'enseignant a beaucoup de mal à retrouver les bonnes sensations. Celui-là qui ne peut s'impliquer sensuellement, le fait... pédagogiquement.

L'informaticien
Il rentre toutes ses partitions dans le programme de son ordinateur et les réécrit en plus gros. Car il travaille ses chants au bureau. Souvent il arrive à la répétition avec une aute version d'une oeuvre, découverte par inadvertance sur internet. Il est alors tout fier d'exhiber sa trouvaille. Pour lui, la musique reste avant tout une discipline mathématique et le solfège... un code binaire. Il ne communique d'ailleurs avec les autres choristes que par courrier électronique. Rien d'étonnant, alors, à ce que, parfois au milieu d'un chant, il bug !

Et il y aurait encore le psychologue, le dragueur, l'étudiant fauché, le naïf, l'étourdi, celui qui a de l'ambition... le couple âgé, le juriste...

Tiens le juriste
Il ramène tout aux statuts de l'association et à la loi. Il intervient lors des assemblées générales pour remettre les responsables sur les rails dès lors que ces derniers s'en écarteraient un tantinet. Avec lui on ne peut pas dévier. Il est la garantie morale et l'assurance juridique de la chorale.

Et enfin très rare : le choriste normal
Celui-là n'affiche pas de tare particulière, il ne jalouse pas ses congénères, est né équilibré, n'a pas l'esprit tordu mais aime simplement chanter. Il n'a pas une voie extraordinaire, mais juste. Il possède quelques notions de solfège. Il a bon caractère, ne médit jamais. Il aime bien tous les styles : classique, romantique, même variété. Celui-là ne se fait pas remarquer, on l'oublierait presque, sinon aux concerts : car c'est lui qui assure le mieux. C'est le choriste idéal, le préféré du chef de choeur. Un cas... très rare...

Il y aurait encore l'inquiet, le cadre, l'agressif, le soliste et bien d'autres mais n'oublions pas...

Le bon président
Un homme (ou une femme) qui connaît bien le fonctionnement de la chorale pour l'avoir pratiquée pendant de nombreuses années, il est expérimenté, compétent et respectable. Il a une bonne présentation. Les chevelus en jogging avec piercing à la narine ont peu de chance d'hériter de la fonction. Il sait écouter ses interlocuteurs, entendre leurs doléances, analysr les problèmes, définir les objectifs, planifier les actions et en fin de compte mener à bien ses projets personnels en ne tenant compte de l'avis de personne. Donc le président doit être entêté. Cependant un obstacle subsiste, le chef de choeur !
Et c'est bien là le drame du président car il doit savoir humblement s'effacer devant le maestro au moment de recueillir les fleurs du succès car, malgré ses responsabilités, le président ne tient pas la baguette ! Cependant le président saura se rattraper et briller en particulier quand il fera des discours.

Mais que serait une chorale sans ce fameux...


Chef de choeur

Le chef de choeur rayone sur ses ouailles, se pavane parmi sa cour. Caractériel, il s'enflamme volontiers au moindre couac, devient tout rouge et pique des colères noires. Mais c'est pour le bien de la collectivité. Capricieux, il change souvent d'avis. Il est quelquefois bizarre mais c'est un artiste. Qu'il soit devenu chef par vocation, par un concours de circonstances ou pas le plus grand des hasards, qu'il soit chanteur sur le déclin ou jeune prof de musique, qu'il soit bénévole ou rémunéré, il est avant tout un être travailleur, un utopiste ambitieux et surtout un homme extrêmement patient. Pour accomplir sa tâche il doit avoir un moral très solide. Parmi ses nombreuses responsabilités, nous citerons en vrac, le recrutementdes choristes, le choix du répertoire, l'élaboration d'une saison équilibrée, l'organisation des répétitions, l'animation du groupe. Il doit être un bon communicateur. Bref un vrai chef de choeur est tout cela à la fois : selectionneur, entraîneur, soigneur, éducateur, psychologue, psychiatre... Et, de plus, il doit être MUSICIEN.
Alors qu'on l'aime ou qu'on ne le supporte pas, qu'il soit respectueux ou insultant, sympa ou mal embouché, qu'il suggère la musique ou que l'on ne comprenne rien à sa battue...
le chef est le chef, il faut lui obéir : un point c'est tout !

 
 

                                                                                                                                                                                                                 19/05/2011
 



 
 
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